Préserver la qualité de l’eau.
Qualité Eau PiscineEau de piscine

Le premier remplissage du bassin est un moment très important. Il faut savoir que la qualité de l’eau est contrôlée, il est donc recommandé (par la directive 98/83/CE) d’utiliser pour le remplissage l’eau d’un réseau de distribution plutôt que l’eau de pluie ou des forages. L’utilisation de cette dernière peut résulter en une présence de métaux comme le fer ou le manganèse qui est fortement contre-indiquée et qui confère une teinte rougeâtre ou même noirâtre.

Une bâche, surtout pour la période de l’hivernage, est fortement recommandée. Il faut cependant éviter le sur-chauffage de l’eau de la piscine par la bâche en période chaude car une température trop élevée favorise la prolifération des algues. Une vidange complète du bassin tous les 3 ou 4 ans suffit si l’eau est renouvelée au 30% à 50% de son volume annuellement.

Pour assurer la bonne qualité de l’eau et éliminer les algues il existe toute une gamme d’aspirateurs et de robots de piscine (électrique, hydraulique), qui nettoient et brossent le fond et les parois du bassin. Il est également nécessaire de se munir d’une trousse dite « colorimétrique » contenant les bandelettes pour mesurer le pH, le taux d’alcalinité et la dureté de l’eau.

La mesure du pH doit être faite systématiquement, de préférence toutes les semaines et elle doit obligatoirement précéder toute désinfection car elle augmente l’efficacité de celle-ci d’environ 25%. Le pH optimal d’une piscine se situe entre 7,2 et 7,6 et ses variations dépendent de nombreux facteurs dont les principaux sont : les pluies acides, la température, le nombre de baigneurs et la fréquence des baignades (cette dernière doit être adaptée aux dimensions de la piscine car en cas de sur-fréquentation aucune filtration ne pourra être efficace). Lorsque le pH est trop élevé ou insuffisant, l’action du chlore – principal désinfectant utilisé pour les piscines - n’est pas efficace. On peut mesurer l’acidité de l’eau à l’aide de bandelettes fournies dans les trousses colorimétriques et, par la suite, rééquilibrer le pH manuellement en rajoutant des réctifiants, ou alors opter pour des régulateurs de pH qui, après analyse, réajustent eux-mêmes la quantité du produit correcteur nécessaire.

Le stabilisateur a pour but de réduire l’action des UV et son taux doit également être mesuré systématiquement car aussi bien trop élevé qu’insuffisant il favorise la prolifération d’algues. Le taux optimal de stabilisateur ne doit pas dépasser l’indice 50.

Autre mesure à vérifier est le taux de phosphates dans l’eau de la piscine. La concentration de celui-ci ne doit pas dépasser 0.3 ppm faute de quoi le chlore n’agit plus pour bloquer le développement des algues. Pour remédier à une trop forte concentration de phosphates il existe des traitements spéciaux à base de substance appelée Carbonate de Lantanum, connue aussi sous le nom de starver ou antiphosphate. Pour préserver sa clarté et son équilibre, l’eau de la piscine doit également être filtrée en permanence. Il existe différents types de filtres : à sable, à cartouches, à diatomées ou encore à poche. Chacun d’eux présente des avantages et des inconvénients, le plus répandu étant le filtre à sable qui convient à tous types d’eau (calcaire, dure etc). Cependant le choix du filtre doit être adapté à la taille de la piscine et à d’autres facteurs comme la fréquentation par exemple.

Mais la filtration seule n’est pas suffisante pour obtenir une qualité d’eau satisfaisante. La désinfection chimique est également nécessaire.

Pour maintenir l’équilibre et la propreté de l’eau de la piscine au quotidien, il existe de nombreux produits désinfectant qui éliminent germes, bactéries et divers déchets végétaux ou organiques. Le produit de base reste le chlore, vendu sous forme de galets, pastilles ou encore granulés, à introduire dans le skimmer ou directement dans l’eau. Il peut être appliqué au quotidien ou en traitement de choc. L’alternative au chlore est le brome. Produit d’origine naturelle (eau de mer), il est beaucoup mieux toléré et moins irritant que le chlore. Il se présente également sous forme de pastilles ou galets et peut être appliqué en diffusion lente ou en traitement de choc. Contrairement au chlore, le brome ne nécessite pas de stabilisant et il est compatible avec tout type de piscines. Son seul inconvénient est un prix plus élevé que celui du chlore. Enfin, il existe également un produit apparenté au chlore : l’hypochlorite de calcium ou chlore organique qui est, lui, surtout utilisé dans les piscines collectives.

Un autre procédé, entièrement naturel cette fois-ci, appelé l’électrolyse au sel peut remplacer l’utilisation du chlore ou de brome. Il consiste à placer du sel sous forme de pastilles directement dans l’eau de la piscine. Le sel, par électrolyse, se transforme en chlore naturel et détruit les algues et les germes aussi efficacement que le chlore chimique. De plus, son action est continue puisqu’il finit par se retransformer en sel. En principe donc c’est une application unique, les seuls ajouts de sel étant nécessaires en cas d’évaporation d’eau importante ou de fortes pluies qui, au contraire, augmentent le volume d’eau de la piscine. Le taux de salinité recommandé est de 4g par litre d’eau. Il suffit de le contrôler une fois par an.





Entretien Jardin Essonne | Entretien Piscine | Entretien Jardin | Paysagiste | Jardinier | Accessoire piscine